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Les hormones affriolantes s’affolent

Pour l’accompagnement musical, je vous ressors un vieux tube des années ’80: She blinded me with science de Thomas Dolby.

Depuis quelques années, les recherches sur la science de l’amour évoluent rapidement. Les scientifiques essaient, entre autres, de mieux comprendre la mécanique chimique guidant nos choix de partenaires. Vulgairement : pourquoi le plus évolué des mammifères regresse-t-il à l’état de primate devant certains spécimens de son espèce? Les compagnies pharmaceutiques pourraient-elles contribuer à contrôler un peu la bête en développant des doses stimulantes ou calmantes? (à verser subtilement dans son café le matin.)

Je vous épargne les explications détaillées de toutes les hormones qui entrent dans le jeu de l’attirance sexuelle et l’attachement (vous pouvez en avoir un aperçu sur Doctissimo)
Toutefois, pour ceux qui l’ignorent, l’une des amphétamines de l’amour, la phényléthylamine, est également présente, en petite quantité, dans le chocolat. Bien entendu, les Américains ont sauté sur l’occasion pour mettre en vente un remède au chocolat visant non seulement à ranimer la flamme dans votre couple mais aussi la perte de poids!

De toute évidence, il vaut mieux gober un placebo plutôt que de se laisser aller à orgasme gustatif de chocolat noir accompagné de vin rouge…Ma foi, ils sont fous ces Américains!



Ayant enfin trouvé une explication plausible à mon obsession pour le chocolat noir, je ne voyais toutefois pas encore l’application pratique de ces découvertes dans mon quotidien.
Puis, il y a quelques semaines, les résultats d’une étude de chercheurs montréalais expliquent en partie, la rapidité du phénomène de l’attirance sexuelle, le fameux sentiment de «coup de foudre». On disait justement que la chimie passe ou ne passe pas, nous tenons presque la preuve d’un bouton “ON/OFF”.

Mon père, aux prises avec une adolescente en santé, m’a souvent dit: «Méfie-toi des coups de foudre, c’est mauvais pour toi.»

«Oui mais papa, il reste une infime possibilité statistique que le mâle qui neutralise mon intelligence en dix minutes, ne soit pas un carencé d’hormone d’attachement? Et puis, en vieillissant, j’ose croire que mon instinct de survie prendra les dessus sur une chimie auto-destructrice?»

On administre du Ritalin aux petits, donnera-t-on une pilule pour ralentir le commutateur des adolescents (ainsi que les adultes hyperactifs du commutateur)?


Que voulez-vous, le printemps est la meilleure saison pour étudier les mammifères en rut. 


D’ailleurs, un autre volet de ces recherches me fascine: l’effet de la voix (ou du cri animal) sur la séduction. J’observe quelques écureuils et je vous en reparle bientôt.

04

05 2010