L’art de “caller” la femelle
Pour la musique, je ne vous sers pas du Barry White, mais des poèmes de Leonard Cohen. Commencez avec The hypnotist et pour faire durer le plaisir, enchaînez avec A thousand kisses deep.
La semaine dernière, j’avais promis de poursuivre mes recherches sur les hormones affriolantes en me penchant sur le rôle de la voix sur la séduction. Vous êtes-vous déjà demandés pourquoi certaines voix nous charment et d’autres nous font fuir? Pourquoi les accents latins sont si…comment dire….grrrrrrrrr?
Les scientifiques ont fait quelques progrès pour déchiffrer nos sons de mammifères. Ils ont découvert, entre autres, que les voix féminines seraient plus sexy en période d’ovulation. Un piège sonore subtil afin que ces messieurs n’y entendent que du feu.
D’autres études affirment que les gens possédant une voix attrayante seraient souvent physiquement séduisants. Toutefois, le bon sens vous dictera de ne jamais vous laisser séduire au téléphone car la voix peut-être extrêmement trompeuse. Vous pouvez, par exemple, entendre Antonio Banderas, et vous retrouver avec un chat botté.
En fait, je doute fort de toute étude auditive réalisée aux États-Unis où mon oreille sensible a souffert le martyre. Outre le fait qu’ils parlent tous plus fort que leur voisin et n’écoutent personne, l’insupportable ton nasillard féminin est une véritable arme de torture auditive de la Défense américaine. Il m’est parfois venu à l’esprit de me pointer à une table de “filles hurlantes au nez bouchés” pour leur dire:
Aye les filles, je peux vous montrer gratuitement comment “pogner” comme une Française. Leçon numéro 1: Gardez vos décibels au plafond pour la chambre à coucher. À moins que vous tentiez de battre l’inoubliable séquence de “When Harry met Sally” et devenir une vedette instantanée de Youtube?
C’est peut-être une autre preuve scientifique que le cerveau masculin se concentre plus sur le visuel que tout autre information sensorielle. Chose certaine, mon cerveau est certifié 100% féminin puisqu’il m’est impossible de faire abstraction de la voix. (Pour en savoir plus voir: Les secrets du cerveau féminin et The Male brain: more complex than you think)
Mais rassurez-vous messieurs, vous n’avez pas à devenir un Barry White latino pour séduire les dames. Je me souviens encore du tremblement dans la voix d’un vieil amour lorsqu’il m’a courageusement abordé pour la première fois. La science ne pourra jamais déchiffrer notre attachement à une voix, il y a trop de variables: les intonations, les finales de phrases, le rire, les hésitations, l’accent (québécois ou autre pour ceux qui osent douter de mon patriotisme).
Pour en finir avec les hormones, voici deux articles stupéfiants parus la semaine dernière. Le premier annonce le décodage des émotions dans la voix par un ordinateur. J’imagine tout de suite la la conversation avec le système automatique de Bell.
- Je suis désolé, je n’ai pas compris votre requête
- Service clientèle
- Je suis désolé, je n’ai pas compris votre requête
- S E R V I C E C L I E N T E L E
- Je suis désolé, je n’ai pas compris votre requête
- Un humain SVP?
- Je suis désolé, je n’ai pas compris votre requête
- TABARNAK DE MACHINE À MARDE
- Je sens de la colère dans votre voix. Est-ce exact? Si oui, sélectionnez le 1, si non demeurez en ligne.
Le deuxième article est consacré à une étude qui stipule que cinq minutes seul avec une jolie fille augmente le taux de cortisol, l’hormone du stress. Attention aux gros mots du titre : les belles filles sont DANGEREUSES pour vous messieurs!
J’ai un cas clinique à leur soumettre: Hugh Heftner. Le propriétaire de Playboy est encore bien portant à 84 ans. Est-ce parce qu’il est rarement avec une seule jolie fille mais plutôt avec plusieurs? Ils ont essayé de mettre un homme seul avec trois pitounes? Ouais ben, cette étude qui a fait le tour du Web n’aide vraiment pas la cause des Québécoises pas trop moches qui s’évertuent à entendre l’imperceptible “call” du mâle.
I heard of a man who says words so beautifully that if he only speaks their names, women gives themselves to him (Cohen)



